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La Bourse de Paris en proie aux démons de la guerre commerciale (-1,81%)

La Bourse de Paris a lourdement creusé ses pertes jeudi (-1,81%), des publications macroéconomiques décevantes étant venues s’ajouter aux craintes des investisseurs concernant un enlisement du conflit commercial sino-américain.

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La Bourse de Paris en proie aux démons de la guerre commerciale (-1,81%)

L’indice CAC 40 a perdu 97,61 points à 5.281,37 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,8 milliards d’euros. La veille, il avait terminé sur un léger recul de 0,12%.

La cote parisienne, qui a ouvert en baisse, n’a cessé par la suite de perdre du terrain.

Le marché continue à être lourdement pénalisé par "les craintes pour la croissance mondiale liées àla guerre commerciale sino-américaine", d’autant qu’"aucune porte ne se rouvre du point de vue des discussions" entre les deux puissances, a observé auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Aucune détente se semblait en effet se dessiner dans les relations entre Pékin et Washington : le chef de la diplomatie américaine a accusé Huawei de mentir sur ses véritables liens avec les autorités chinoises, qui dénoncent le "harcèlement" des Etats-Unis à l’encontre du numéro deux mondial des smartphones, lâché par nombre de ses partenaires.

La publication d’indices PMI particulièrement décevants des deux côtés de l’Atlantique, et qui ont surpris à la baisse, a en outre accentué la défiance des investisseurs, a expliqué M. Baradez.

La croissance de l’activité privée dans la zone euro a légèrement progressé en mai, mais est restée "morose", selon la première estimation de l’indice PMI composite du cabinet Markit publiée jeudi.

Aux Etats-Unis également, les indices PMI publiés ce jeudi "ont chuté lourdement", que ce soit sur la partie services ou la partie manufacturière, or il s’agit "d’indicateurs avancés, laissant craindre pour les données réelles", a indiqué M. Baradez.

Il y a donc "un risque de contagion du sentiment négatif sur la partie américaine, soit le dernier bastion qui tenait encore bien au sein des économies développées", a-t-il ajouté.

Le Fonds monétaire international a d’ailleurs lancé jeudi un sérieux avertissement aux Etats-Unis et à la Chine qui ont déterré la hache de guerre commerciale au risque de compromettre le rebond économique mondial attendu pour le second semestre 2019.

- Début des élections européennes -

En outre, "lesélections européennes et le Brexit ne sont pas des facteurs de soutien pour les marchés", a estimé le spécialiste.

Les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont donné jeudi le coup d’envoi des élections européennes, deux pays scrutés de près par le reste du continent pour mesurer la montéeen puissance des eurosceptiques.

De son côté, la Première ministre britannique Theresa May a dû se résoudre jeudi à repousser le vote de son projet de loi de la "dernière chance" sur le Brexit, dans une ambiance crépusculaire pour son avenir à la tête du gouvernement conservateur.

En matière de statistiques, le moral des entrepreneurs allemands a encore fléchi en mai, confirmant son recul de fond sur les huit derniers mois malgré une légère reprise en mars, selon le baromètre Ifo.

En France, le climat des affaires reste stable au mois de mai, au-dessus de sa moyenne de longue période, avec une amélioration prononcée dans l’industrie manufacturière .

Dans l’Hexagone toujours, l’activité du secteur privé a continué de se redresser en mai pour atteindre un plus haut depuis six mois, portée par le secteur des services et la reprise de la production manufacturière.

Aux Etats-Unis, les demandes hebdomadaires d’allocations chômage ont enregistré une baisse surprise pour la semaine achevée le 18 mai tandis que les ventes de maisons neuves aux Etats-Unis ont reculé au mois d’avril sur fond de hausse du prix médian.

Du côté des valeurs, les actions de Casino et de sa maison-mère Rallye ont été suspendues à leur demande après avoir fortement chuté. Un peu avant sa suspension, Casino lâchait 6,40% à 27,90 euros vers 10H30 (08H30 GMT).

Derichebourg a plongé de 12,24%à 3,07 euros, pénalisé par la chute de son bénéfice net au premier semestre de son exercice décalé 2018/2019, en raison d’un environnement peu favorable affectant son activité de traitement de métaux.

Les titres du secteur pétrolier ont été particulièrement affectés par la baisse des cours, le Brent, référence internationale, ayant perdu 4% et le WTI américain sombrant de 5% alors que les tensions entre la Chine et les Etats-Unis grimpent autour du dossier Huawei.

CGG a chuté de 7,50% à 1,45 euro, Vallourec a reculé de 5,10% à 2,19 euros et TechnipFMCde 4,47% à 19,65 euros.

jra/tq/eb

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