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La Bourse de Paris galvanisée par le rejet d’un Brexit sans accord (+0,82%)

La Bourse de Paris a atteint de nouveaux sommets annuels jeudi (+0,82%), les investisseurs accueillant avec soulagement le rejet d’une sortie britannique de l’Union européenne sans accord et la perspective d’un report du Brexit.

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La Bourse de Paris galvanisée par le rejet d’un Brexit sans accord (+0,82%)

L’indice CAC 40 a gagné 43,40 points pour terminer à 5.349,78 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,4 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,69%.

Après une ouverture à l’équilibre, laBourse de Paris est repartie de plus belle.

"Le CAC 40 est en train de surfer sur la question du Brexit : il n’y a pas eu de vote en faveur d’une sortie sans accord, ce qui détend un peu l’indice", a estimé auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France. "Une petite fenêtrede respiration supplémentaire s’est ouverte et le marché s’est engouffré dedans."

"Les investisseurs se disent que cela aurait pu être la fin de l’épisode Brexit hier soir, avec un +hard+ Brexit le 29 mars, mais nous avons un peu plus de temps devant nous potentiellement, même si nous avons quand même un vote ce soir, rien n’est gagné", a également avancé M. Baradez.

Les députés britanniques se prononcent jeudi sur un report du Brexit. A quinze jours de la date théorique du divorce, la motion gouvernementale débattue à la Chambre des communes proposera un report du Brexit jusqu’au 30 juin si les députés approuvent l’accord de retrait d’ici le 20 mars, veille du prochain sommet européen.

Si l’accord, déjà rejeté deux fois, est recalé à nouveau, la motion précise que le report devra aller au-delà du 30 juin et impliquera que le pays organise des élections pour le Parlement européen fin mai.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a invité jeudi les pays européens à soutenir un "long" report du Brexit prévu le 29 mars si le Royaume-Uni le demande, à condition que Londres change sa "stratégie".

Dans ce contexte, nous assistons à "une détente globale du risque, temporaire peut-être avant le vote de ce soir", a relevé M. Baradez.

Par ailleurs, Donald Trump a menacé jeudi l’UE de conséquences "graves" sur le plan économique si elle ne négociait pas avec les Etats-Unis un accord commercial, après que les eurodéputés se sont opposés jeudi à l’ouverture des discussions entre les deux pays.

Le président américain a également exprimé de nouveau son optimisme concernant un futur accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, estimant que les négociations en cours progressaient "très bien".

En matière d’indicateurs, les opérateurs ont eu de nombreuses données à analyser, même si celles-ci n’ont guère influencé la tendance.

Aux Etats-Unis notamment, les ventes de maisons neuves ont chuté fortement en janvier contrairement aux attentes des analystes tandis que les demandes hebdomadaires d’allocations chômage se sont inscrites en hausse. Les prix des produits importés ont de leur côté grimpé de 0,6% en février, davantage que les prévisions des analystes.

- Lagardère décolle -

Lagardère a bondi de 8,00% à 24,70 euros, prenant la tête du SBF 120 après avoir promis de bons résultats pour ses deux activités désormais clés, l’édition et les réseaux de commerce dans les gares et aéroports, et dit envisager des acquisitions de taille.

Le secteur pétrolier a profité de prix de l’or noir bien orientés : TechnipFMC et CGG ont gagné respectivement 5,06% à 20,45 euros et 1% à 1,71 euro. Total a progressé de 0,47% à 51,45 euros.

Bourbon, qui se donne jusqu’à l’été pour boucler sa restructuration financière, a perdu en revanche 2,62% à 2,79 euros.

Casino a effacé ses gains de la matinée , après un bémol formulé sur la dette de la holding du groupe. "Rallye, holding de Casino, a plus de dette que d’actifs, ce qui restreint la qualité de crédit de Casino", souligne Moody’s dans une note.

Thales a pris 2,10% à 109,40 euros après avoir annoncé qu’il allait clôturer son offre publique d’achat (OPA) sur le fabricant de cartes à puces Gemalto le 28 mars 2019, même sans feu vert des autorités réglementaires russes.

Boiron a cédé 3,72% à 54,30 euros, pâtissant d’une chute de 26,6% de son bénéfice net en 2018, plombé notamment par une provision liée à un contrôle fiscal en cours.

jra/soe/eb

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Date de publication 19 mai 2019

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