Il existe aujourd’hui une interrogation légitime concernant l’Europe : y a t-il un risque de déflation ?
Bien sûr que ce risque est présent au niveau macro-économique, on en connaît la redoutable mécanique : chaque agent économique attend avant de déclencher un acte d’achat en espérant pouvoir payer moins cher.
Cependant, il existe un autre type de phénomène déflationniste dont on parle moins et qui est pourtant déjà bien réel : la déflation au niveau de secteurs de la cote. C’est cela qui perturbe aujourd’hui la majorité des « stratégistes actions » : l’explication serait que l’on commencerait à passer d’une distinction par typologie de valeurs (cycliques-défensives) à une distinction géographique avec un piètre bilan des places d’Europe du sud depuis le début de l’année. Mais pour qui veut bien prendre le temps de l’analyse, c’est bien plus que ça : on peut observer en ce moment que certains titres sont à leur plus haut historique … des plus hauts dans les plus bas donc !
En fait, ce dont nous parlons et mettons en pratique dans les fonds Delubac Exceptions depuis 2004 est en train de se mettre en place. Dans la grande distribution, l’automobile, la pharmacie, les services et équipements télécoms, les clients ne veulent plus payer. Dans ces conditions, que cherche aujourd’hui le marché ?
A cette question nous répondons : de la croissance protégée ! Pour exemple, prenons le marché Italien qui baisse de 17% depuis le début de l’année. Au sein de cette place « déprimée », deux valeurs faisant partie des fonds Exceptions viennent de toucher fin mai leurs plus hauts historiques : CAMPARI et DIASORIN avec des hausses respectives de près de 12 et 25% depuis le début de l’année. Quel est le point commun entre ces deux valeurs aux activités très différentes (apéritifs / diagnostics in vitro) ? De pouvoir parler des exercices à venir.
L’excellent parcours boursier de ces titres depuis le début de l’année en a-t-il fait des valeurs chères ? Et bien non car nous payons (selon le critère du PEG) 1.6 fois la croissance pour CAMPARI et 1 fois pour DIASORIN et ce après la forte hausse de leurs cours. Sur le critère de VE/EBITDA, nous nous trouvons dans la moyenne de leurs secteurs respectifs.
C’est donc bien une croissance supérieure à leurs concurrents qui a permis à ces 2 sociétés de toucher des plus hauts historiques. Et ce ne sont que quelques exemples isolés, d’autres valeurs telles FRESENIUS MEDICAL CARE, INMARSAT, AB INBEV ou encore EUTELSAT sont également au plus haut.
En résumé, faire un plus haut sur des ratios dans la moyenne est plus annonciateur de surperformance que de sous performance relative à venir étant donné leurs perspectives
de croissance supérieures. Les secteurs en déflation quant à eux devront convaincre le marché avec de nouvelles perspectives de croissance. Le marché raffolait de ce type de valeurs en mars 2009 car elles n’étaient « pas chères » mais maintenant on se rend compte que l’on a acheté du « pas cher » mais sans croissance.
Bourse tendance avec Delubac Asset Management et Agence Fargo
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