Le Mondial de football débutera ce soir, cette compétition représente l’un des évènements majeurs de la planète. Outre l’aspect médiatique, cette compétition engendre des retombées économiques exceptionnelles pour le pays organisateur mais aussi pour la planète football. Par conséquent, on assiste depuis plusieurs années à une course frénétique entre Etats pour organiser les compétitions internationales.
Foot business : Un marché juteux
Le football est à ce jour, la première discipline sportive du monde. Exportée aux quatre coins de la planète, ce sport compte 270 millions de licenciés soit quasiment la population des Etats-Unis ! Le marché européen à génèré à lui seul pour la saison 2008-2009, 15.7 milliards d’€ (source Deloitte). Le football constitue donc une source de revenu indéniable surtout lorsque les compétitions mondiales ou européennes impactent directement l’économie d’un pays participant ou organisateur.
Coupe du monde 2010 :
En ce qui concerne la coupe du monde 2010, pour un investissement de départ de 4.5 milliards d’€, le cabinet d’audit et de conseil Grant Thornton prévoit un impact économique de 10 milliards d’€ soit 62% en amont et 38% pour l’année 2010. Le gouvernement Africain indique que le Mondial devrait faire naître une croissance d’un demi-point.
Des prévisions qui confirment les résultats d’une étude d’ABN-AMRO baptisée "Soccernomics 2006" qui révèle que les pays vainqueurs de 1970 à 2002 ont enregistré en moyenne une croissance de 0,7%, tandis que les finalistes ont vu leur croissance baisser de 0,3%.
La dimension psychologique : Corrélation entre victoire et économie
Indépendamment de l’aspect économique, la dimension psychologique est un facteur non négligeable. La coupe du monde est un relais pour oublier ou éventuellement intensifier la crise !
Différentes variables viennent infléchir une tendance. D’un côté les données fondamentales, (bonne santé des entreprises ou des Etats, chiffres d’affaires, bénéfices) et de l’autre les variables psychologiques liées à l’affect. Une victoire ou une défaite aura toute son importance.
Un marché auto-prophétique :
L’aspect psychologique des acteurs se caractérise par un excès de confiance ou de méfiance qui vient nourrir l’évolution. Ainsi, l’accumulation de nouvelles positives alimente la hausse tandis que l’accumulation de nouvelles négatives nourrit la baisse.
Ce sentiment altère directement la valorisation des actifs et la structure de l’investissement si bien que la stratégie s’oriente vers des placements sécuritaires si les investisseurs sentent les marchés hésitants néanmoins les investissements s’orientent vers des placements risqués si les investisseurs présagent une euphorie. Ce phénomène est parfaitement décrit par le "théorème de Thomas" de Robert K. Merton : "Si les hommes considèrent des situations comme réelles, alors elles le deviennent dans leurs conséquences".
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