Bitcoin : attention danger !

Bitcoin : une monnaie hautement spéculative
Depuis plusieurs mois, la monnaie virtuelle "Bitcoin" connait un succès planétaire. Utilisée pour réaliser toute sorte d’achat sur internet, cette monnaie, qui n’est pas régulée, est notamment un outil incontournable de nombreuses transactions illicites effectuées sur le web.
Lancé en 2009, les Bitcoins peuvent àªtre échangés en ligne contre de l’argent réel et font aujourd’hui l’objet d’une "spéculation monétaire" très active.
Dans une note publiée jeudi 5 décembre, la Banque de France met en garde contre cette monnaie "hautement spéculative" et qui présente "risque financier certain" pour les particuliers qui l’utilisent.
Il faut dire que la volatilité de cette monnaie virtuelle est impressionnante. Fin novembre, elle a dépassé la barre des 1.000 dollars (record historique) contre seulement 200 dollars un mois avant.
"Si la forte volatilité du Bitcoin constitue un intéràªt éventuel pour des spéculateurs particuliers ou professionnels, ces derniers doivent néanmoins àªtre conscients des risques encourus", indique la Banque de France dans sa note.
Bitcoin : une monnaie virtuelle qui échappe à tout contrà´le
De plus, les Bitcoins ne sont adossé à aucune activité réelle et la sécurité des coffres forts numériques qui la contiennent n’est garanti par aucune autorité et donc vulnérables aux attaques informatiques.
Enfin, la convertibilité de cette monnaie n’étant assuré par aucune institution officielle, un investisseur peut tout à fait se retrouver sans aucun moyen de récupérer son capital. Depuis sa création, le Bitcoin a d’ailleurs été en "pénurie de conversion" à quatre reprises.
Par ailleurs, la Banque de France souligne que l’activité de conversion du Bitcoin proposé par certains sites internet devrait àªtre considérée comme un service de paiement et donc soumis à l’obtention d’un agrément auprès de l’Autorité de contrà´le prudentiel et de résolution.
Un agrément qui obligerait les établissements à lutter contre le blanchiment d’argent et qui implique également la surveillance de la sécurité opérationnelle des plates-formes par la Banque de France.