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Forte baisse du CAC40 : Retour à la case départ, l’indice passe sous son niveau du 1er janvier 2013. A la clôture, l’indice CAC 40 a perdu 85,08 points à 3.624,80 points, soit une de ses plus fortes baisses depuis le début de l’année et qui a fait revenir l’indice sous son niveau du 1er janvier. Les transactions ont été relativement animées avec 3,7 milliards d’euros échangés au cours de la séance.

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La Bourse de Paris a terminé sur une forte baisse jeudi (-2,29%), dans un marché inquiet d’un éventuel durcissement de la politique monétaire américaine et déçu par des statistiques macro-économiques des deux côtés de l’Atlantique.
Dès son ouverture, la cote parisienne s’est orientéedans le rouge, inquiète d’une éventuelle modification de la politique monétaire américaine, après la publication des minutes de la banque centrale mercredi soir.
L’idée que la Fed (banque centrale américaine) puisse arrêter ses mesures de soutien à l’économie américaine qui passe notamment par le rachat sur les marchés de quelque 85 milliards de dollars d’actifs par mois, a plongé les investisseurs dans la crainte d’un repli de l’activité outre-Atlantique, se traduisant par un important courant vendeur.
Une réaction épidermique, indique Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse qui fait remarquer que si la Fed était amenée à modifier sa politique monétaire cela voudrait aussi dire que l’économie américaine se porte mieux.
"Un réflexe de marché, plus qu’un mouvement rationnel, puisque l’hypothétique arrêt de cette politique ultra-accommodante serait avant tout la conséquence d’une meilleure santé économique", renchérit le courtier CMC, ajoutant qu’il fallait au contraire y voir "un signe positif ".
Mais en attendant, le marché, qui depuis début février se montre très prudent, n’a vu que les aspects négatifs d’une telle décision. D’autant plus que les investisseurs ont du, par la suite, faire face à deux statistiques américaines décevantes. Les nouvelles inscriptions au chômage ont rebondi aux Etats-Unis après deux semaines de baisse, et le recul de l’activité manufacturière de la région de Philadelphie s’est accélérée, plus que prévu en février.
Les deux indicateurs encourageants également publiés ce jeudi —légère augmentation des ventes de logements anciens en janvier et hausse de l’indice composite des indicateurs économiques américains en janvier—, n’ont pas réussi à faire le poids et a renverser la tendance.
Si outre-Atlantique les nouvelles ne sont guère réjouissantes, les marchés n’avaient par ailleurs aucune raison de se rassurer sur la situation en zone euro. La contraction de l’activité privée s’est contre toute attente accélérée en février dans la zone euro, après un répit en janvier. Cette statistique témoigne d’une accentuation de la récession et laisse augurer un quatrième trimestre consécutif de croissance négative début 2013.
Enfin, les investisseurs font preuve d’une extrême prudence avant les élections en Italie qui pourraient créer une instabilité politique.
Sur le front des valeurs, les banques sont comme d’habitude les premières à accuser le coup de ce regain de défiance et ont largement perdu terrain : BNP Paribas (-4,55% à 42,5 euros), Crédit Agricole (-4,43% à 7,27euros) et Société Générale (-4,53% à 29,28 euros).
Dans leur sillage et pour les mêmes raisons, de nombreuses valeurs cycliques (dépendantes de la conjoncture) ont abandonné des points. Ainsi Ingenico (-4,38% à 45,65 euro)s, Eiffage (-3,95% à 31,02 euros), Bouygues (-3,05% à 19,54 euros), ainsi que des poids lourds du CAC 40, à l’instar de Sanofi (-3,50% à 71,68 euros) et Total (-1,91% à 37,23 euros). TF1 a poursuivi son recul après des perspectives peu réjouissantes et cédait 4,53% à 8,27 euros.
Seules trois valeurs du CAC 40 étaient en franche hausse dopée par leurs publications et leurs perspectives. Vallourec gagnait 3,44% à 41,83 euros, Schneider Electric (+2,31% à 56,67 euros) et Technip (+4,29% à 82,34 euros).


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