
Bourse, marché actions : ces analystes professionnels reconnus par leurs pairs
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Un montant record de 513,8 milliards de dollars a été distribué sous forme de dividendes aux actionnaires au deuxième trimestre, selon l’étude de référence publiée lundi par la société de gestion de fonds Janus Henderson Investors. Du jamais vu.

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Les dividendes versés par les multinationales au deuxième trimestre ont battu un nouveau record en dépit du ralentissement économique, de quoi exaspérer les altermondialistes à l’approche d’un sommet du G7 axé sur la lutte contre les inégalités. Toutefois leur ascension (+1,1%) a été bridée par une économie en perte de vitesse et par la solidité du dollar. A titre de comparaison, le montant des dividendes avait bondi de 14,3% un an plus tôt.
"Le taux de croissance a été le plus faible en plus de deux ans", la décélération de l’économie mondiale ayant "commencé à se faire sentir sur les dividendes", souligne le rapport, qui analyse des dividendes payés par les 1.200 sociétés les plus importantes en termes de capitalisation boursière.
L’Europe (hors Royaume-Uni), où les dividendes ont reculé de 5,3% à 169,5 milliards de dollars, a été la première touchée. Le ralentissement économique mondial y est "particulièrement notable, ce qui a une incidence sur les bénéfices et, par conséquent, limite la capacité des sociétés européennes à augmenter leurs dividendes", explique Janus Henderson. La France, championne européenne en 2019 pour le versement de dividendes en montant, peut s’honorer d’être également le pays européen permettant le plus aux salariés de ces entreprises cotées de percevoir des dividendes. 3.50% du capital des entreprises du CAC40 sont détenus par leurs salariés, une politique de fidélisation qui porte ses fruits et donc, ses produits.
La région Asie-Pacifique hors Japon a également fait moins bien que l’an passé (-2,9% à 43,2 milliards de dollars), lestée par Hong Kong où "un quart des sociétés" analysées ont réduit leurs dividendes, à cause du ralentissement chinois, selon le document.
Pour l’année 2019, Janus Henderson maintient ses prévisions inchangées, tablant sur un montant record de 1.430 milliards de dollars de dividendes, soit une hausse de 4,2%.
"Les dividendes mondiaux ont augmenté de façon extrêmement rapide au cours des deux dernières années et le ralentissement auquel nous assistons n’est donc pas une source d’inquiétude", estime Ben Lofthouse, directeur de la gestion actions internationales à fort rendement chez Janus Henderson, cité dans le texte.
Ces prévisions suggèrent aussi que les dividendes progresseront cette année plus vite que la croissance économique mondiale, pour laquelle le consensus se situe entre 2,6% (selon les prévisions de la Banque mondiale) et 3,2% (selon celles du Fonds monétaire international révisées à la baisse fin juillet).


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