Dette américaine : sans surprise, un accord trouvé sur l’extension du déficit
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Le plan d’économie de Groupe ADP, gestionnaire des aéroports parisiens, a été réévalué à 450 millions d’euros, a annoncé mardi son PDG Augustin de Romanet, estimant que le trafic devrait retrouver environ la moitié de son niveau normal à l’automne seulement.
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"Nous avons présenté [mardi] au conseil d’administration un plan d’économies qui pourrait être au total pour le groupe de 450 millions d’euros, dont 293 millions pour ADP SA , ceci incluant l’activité partielle pour environ 75 millions d’euros", a indiqué M. de Romanet lors de l’Assemblée générale du groupe qui s’est tenue en visio-conférence. Fin mars, ces économies avaient été évaluées à "375 millions dont 230 millions pour ADP SA", a-t-il ajouté. Pour réduire ses coûts de fonctionnement, ADP a fermé début avril et pour une duréeindéterminée l’aéroport d’Orly et regroupé l’ensemble des activités à CDG, au nord de Paris.
Neuf compagnies aériennes basées à l’aéroport du sud de la région parisienne ont demandé à l’État, dans une lettre ouverte, de fixer au 26 juin la date de réouverture de l’aéroport. "Il est hors de question de fermer Orly par principe, même si ça nous fait beaucoup d’économies, mais nous ne pouvons pas rouvrir Orly pour un tout petit nombre de lignes aériennes", a indiqué M. de Romanet mardi, précisant qu’ADP étudiait "avec toutes les parties prenantes les paramètres qui [leur] permettraient de rouvrir dans les meilleures conditions".
Selon M. de Romanet, à partir du 1er avril, la baisse du trafic passager "s’est élevé à -98% dans la quasi-totalité" des quelque 25 aéroports que gère le groupe, directement ou indirectement, dans le monde. La reprise du trafic "pourrait commencer au mois de juin", mais atteindrait "50 à 60% du trafic habituel simplement à l’automne", a-t-il ajouté.
Sur la base d’une baisse du trafic entre 55 et 65% en 2020, le chiffre d’affaires du groupe, qui avait atteint 4,7 milliards d’euros en 2019 s’établirait entre 2 et 2,5 milliards, a-t-il ajouté, rappelant que la trésorerie du groupe s’élevait à 1,4 milliard d’euros au 31 mars avant le placement d’un emprunt obligataire de 2,5 milliards d’euros. "Le groupe est bien armé pour faire face en termes de liquiditésà cette rupture en termes de trafic aérien", a assuré M. de Romanet.
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