
Bourse, marché actions : ces analystes professionnels reconnus par leurs pairs
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La Bourse de Paris hésitait lundi matin (-0,04%) dans les premiers échanges d’une séance marquant le retour des investisseurs après la trêve des confiseurs, l’échéance électorale en Grèce et la faiblesse de la croissance en zone euro alimentant les inquiétudes.

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A 09H22 , l’indice CAC 40 perdait 1,67 points à 4.250,62 points. Vendredi, il avait reculé de 0,48%.
"En ce début d’année, les sources de volatilité se multiplient", souligne dans une note le courtier Aurel BGC.
Le marché a ouvert en nette baisse (-0,71%) avant de se reprendre quelque peu.
La chancelière Angela Merkel a suscité dimanche la controverse en Allemagne, jusqu’au sein de sa majorité politique, après une information de presse selon laquelle elle était prête à laisser sortir la Grèce de la zone euro en cas d’arrivée au pouvoir de la gauche radicale dans ce pays.
La dissolution mercredi du Parlement grec a marqué le début d’un sprint électoral et de tractations politiques tous azimuts en vue des législatives du 25 janvier qui pourraient raviver des tensions au sein de la zone euro en cas de victoire du parti de gauche Syriza.
"A courtterme, les investisseurs guettent surtout les signes qui conforteraient les attentes d’une nouvelle action de la BCE (Banque centrale européenne, ndlr)", poursuit Aurel.
Si la séance s’annonce calme, avec un agenda macroéconomique clairsemé en dehors du chiffre provisoire de l’inflation en Allemagne et du chômage en Espagne pour le mois de décembre, la semaine sera riche en indicateurs des deux côtés de l’Atlantique.
Les investisseurs devraient continuer d’interpréter ceux portant sur la zone euro à l’aune de la politique monétaire de la BCE.
La pression augmente sur l’institution de Francfort pour qu’elle muscle son dispositif de soutien à l’économie de la zone euro. Et pourquoi pas en allant jusqu’à racheter de titres de dette souveraine, une décision attendue par certains dès la prochaine réunion de l’institution monétaire le 22 janvier.
"La façon dont les marchés vont se comporter cette année dépend à nouveau du fait que les banques centrales vont rester accommodantes ou non en 2015", fait remarquer Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.
Selon lui, les chiffres de production industrielle en Europeattendus vendredi "seront certainement faibles", anticipe-t-il.
En France, le président François Hollande a assuré sur France Inter qu’il "ferait tout" pour que la croissance en France dépasse 1% cette année, de manière à faire baisser le chômage.
Du côté des valeurs, Club Méditerranée (-2,35% à 24,50 euros) s’alignait sur le prix proposé par Fosun, désormais seul en lice pour racheter l’opérateur de villages de vacances après l’abandon de l’homme d’affaires italien Andrea Bonomi. Fosun propose 24,60 euros par action Club Med.
Les poids lourds dela cote Total (-1,33% à 41,96 euros) et Sanofi (-1,02% à 74,67 euros) pesaient sur la cote, tout comme les valeurs bancaires à l’image de BNP Paribas (-0,87% à 49 euros), Société Générale (-0,66% à 35,13 euros) et Crédit Agricole (-0,55% à 10,84 euros).
Les valeurs défensivesétaient dans le vert : Essilor prenait 0,62% à 91,56 euros, L’Oréal 0,11% à 137,55 euros et Air Liquide 0,20% à 101,60 euros.
Virbac perdait 2,35% à 170,10 euros après avoir finalisé l’acquisition pour 410 millions de dollars des droits de deux produits vétérinaires aux Etats-Unisauprès du géant pharmaceutique Eli Lilly.
April reculait de son côté de 4,02% à 12,19 euros après avoir prévenu que sa rentabilité opérationnelle devrait avoir enregistré une dégradation plus marquée qu’attendu en 2014, sous le triple effet d’une baisse de son activité, d’unehausse de ses investissements et de charges exceptionnelles.
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