
Bourse, marché actions : ces analystes professionnels reconnus par leurs pairs
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La Bourse de Paris a fini en recul (-0,67%) mercredi, les investisseurs se montrant timorés à la veille d’une réunion de la Banque centrale européenne et d’une autre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

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L’indice CAC 40 a perdu 30,23 points à 4.475,39 points, dans un volume d’échanges limité de 2,9 milliards d’euros. La veille, il avait lâché 0,53% après cinq séances dans le vert consécutives.
Après avoir ouvert ses portes à l’équilibre, le marché parisien s’est enfoncé progressivement au fil de la séance.
"La cote avait pris pas mal de hauteur la semaine dernière, mais elle manque de catalyseurs pour aller plus haut et temporise d’autant que le mois de juin est très chargé" avec en particulier le référendum au Royaume-Uni, a résumé Renaud Murail, un gérant de Barclays Bourse.
"Les chiffres chinois publiés ce matin, même s’ils étaient sans surprise" ont pesé tout comme l’incertitude autour des banques italiennes, dont "les titres ont testé de nouveaux plus bas", a-t-il ajouté en notant que le fonds de sauvetage mis en place par le secteur lui-même "n’arrive pas à convaincre les marchés".
La prudence a également été prégnante avant une réunion de la Banque centrale européenne et un sommet de l’Opep jeudi puis le rapport mensuel sur l’emploi américain en mai vendredi.
"L’enjeu pour le président de la BCE, Mario Draghi demain sera de convaincre que cela va mieux sur le front de l’inflation, tout en rassurant sur le fait que la BCE ne va pas baisser la garde", a estimé M. Murail.
A l’agenda du jour, le ralentissement de la croissance du secteur manufacturier en mai en zone euro, au plus bas depuis trois mois, selon l’indice PMI, n’a pas aidé la cote à redresser la barre.
L’activité dans le secteur manufacturier aux Etats-Unis a progressé plus que prévu en mai, apportant une preuve de plus de la bonne santé de l’économie américaine, mais renforçant du même coup la probabilité d’une hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine très prochainement.
Du côté des valeurs, le secteur bancaire, qui s’était récemment relancé, a tiré le marché vers le bas, à l’image de BNP Paribas (-1,82% à 48,86 euros), Crédit Agricole (-2,08% à 8,84 euros) et Société Générale (-2,24% à 36,16 euros).
Vivendi a reculé de 0,90% à 17,67 euros. Sans grande surprise, le groupe a réussi à prendre le contrôle de Gameloft (+0,13% à 7,99 euros) à l’issue de son offre publique d’achat (OPA) hostile qui s’achevait vendredi soir.
Plusieurs recommandations d’analystes ont animé le marché.
Veolia a profité (+1,04% à 20,39 euros) d’un relèvement de recommandation par Bank of America-Merrill Lynch, tout comme Michelin (+1,38% à 92,60 euros) par Morgan Stanley et Technicolor (+3,33% à 6,17 euros) par cette même banque.
En revanche, Eutelsat a souffert (-4,02% à 17,20 euros) d’une note de Barclays.
abx/cb/gib


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