
Bourse, marché actions : ces analystes professionnels reconnus par leurs pairs
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La Bourse de Paris a terminé avec le vent en poupe lundi (+1,00%), les investisseurs ayant finalement digéré sans difficulté la victoire du non au référendum italien.

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L’indice CAC 40 a pris 45,50 points à 4.574,32 points dans un volume d’échanges soutenu de 3,4 milliards d’euros. Vendredi, le marché parisien avait fini en repli de 0,70%.
"C’est étonnant de voir le marché réagir si bien", a indiqué à l’AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.
La cote parisienne a d’abord ouvert en baisse avant de changer rapidement de cap, progressant nettement pour se rapprocher dans lamatinée de son plus haut de l’année.
"Le résultat du référendum n’a pas suffi à entamer la bonne tendance du marché depuis l’élection américaine de Donald Trump", commente M. Tuéni.
Les Italiens ont massivement rejeté dimanche la réforme constitutionnelle proposée par le chef du gouvernement Matteo Renzi, lequel a annoncé sa démission dans la foulée.
La décision ouvre une période d’incertitudes pour l’économie italienne. Néanmoins, "la victoire du non était largement anticipée", a poursuivi M. Tuéni, ce qui explique l’absence d’un mouvementde recul brutal sur les marchés.
"Il y a également des raisons techniques, ce marché n’a pas envie de baisser", a-t-il précisé.
Les investisseurs étaient par ailleurs rassurés par la tenue ce jeudi de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne, laquelle pourrait, selon les analystes, annoncer un allongement de son programme de rachats d’actifs.
"L’une des principales raisons de la faible réaction des marchés est l’effet modérateur du programme d’assouplissement quantitatif de la BCE", a estimé ainsi dans une note AzadZangana, un stratégiste du groupe Schroders.
Selon lui, "l’achat en cours par la BCE d’obligations (y compris les obligations italiennes) entraîne une faible préoccupation par les investisseurs quant à un arrêt brutal de la demande".
L’agenda n’était par ailleurs pas trèsriche en statistiques. Aux Etats-Unis, l’activité dans les services a accéléré plus que prévu en novembre.
Au Royaume-Uni, l’activité dans le très important secteur des services a encore accéléré en novembre, suggérant que l’activité économique dans son ensemble reste ferme encette fin d’année malgré les incertitudes autour du Brexit.
En zone euro, les ventes au détail, baromètre de la consommation des ménages, sont quant à elles reparties à la hausse en octobre.
Du côté des valeurs, Amundi s’est apprécié de 3,20% à 47,27 euros, dopé parl’annonce de l’ouverture de négociations exclusives avec la banque italienne UniCredit pour l’acquisition de Pioneer Investment.
Les valeurs bancaires ont terminé bien orientées, à l’image de BNP Paribas (+1,30% à 55,30 euros), Crédit Agricole (+2,41% à 10,86 euros) et Société Générale (+1,72% à 40,90 euros).
lem/fka/az


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