
Bourse, marché actions : ces analystes professionnels reconnus par leurs pairs
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La Bourse de Parisévoluait dans le rouge vendredi matin (-0,26%), emboîtant le pas à Wall Street, déçue la veille par le report du très attendu vote sur l’abrogation de l’Obamacare aux Etats-Unis.

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A 09H44 , l’indice CAC 40 lâchait 13,28 point à 5.019,48 points. La veille, il avait fini enhausse de 0,76%.
La prudence était de mise sur la cote parisienne, les incertitudes sur l’abrogation de la loi sur l’assurance maladie aux Etats-Unis, premier test d’envergure de la nouvelle administration Trump, n’étant toujours pas levées ce vendredi.
"Les investisseurs continuent d’avancer à tâtons. Le manque de catalyseurs peut expliquer cette situation en sachant que le vote sur la réforme de santé au Congrès américain a été très attendu toute la séance (de jeudi)", a commenté Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.
Le vote sur la loi santé de l’ex-président Barack Obama, qui devait se tenir jeudi à la Chambre des représentants, a été repoussé au lendemain, signe des difficultés rencontrées par le président Donald Trump pour trouver une majorité de républicains en sa faveur.
Ainsi "la difficulté de l’administration Trump à faire passer cette réforme suscite de la défiance chez les investisseurs", a estimé M. Dembik, même si le CAC 40 se maintient pour l’instant au-dessus des 5.000 points, signe que les marchés "ne sont pas encore prêts à se laisser aller à une correction plus importante, tout du moins à court terme".
Les observateurs craignent en particulier que si le remplacement de cette loi prend trop de temps, cela affecte les autres réformes annoncées par le président américain, notamment sur la relance budgétaire et la fiscalité.
– Nombreux indicateurs français -
Sur le front des indicateurs, la Franceétait en vue.
La croissance de l’activité du secteur privé s’est de nouveau accélérée dans l’Hexagone en mars pour atteindre son plus haut niveau en près de six ans, selon l’indice PMI.
Par ailleurs, l’Insee a confirmé que la croissance française avait bien progressé de0,4% au quatrième trimestre de 2016, et de 1,1% sur l’ensemble de l’année.
La France a enregistré en 2016 un déficit public légèrement plus élevé que prévu, à 3,4% du produit intérieur brut (PIB) au lieu des 3,3% promis par le gouvernement.
Outre-Atlantique, les commandes de biens durables pour le mois février sont également inscrites à l’agenda.
Sur le front des valeur, Bolloré chutait (-3,24% à 3,40 euros) après avoir annoncé le rachat de sa filiale Blue Solutions et publié un bénéfice net part du groupe en repli de 22% pour l’exercice 2016 en raison d’une conjoncture "déprimée" pour la logistique.
Blue Solutions décollait à l’inverse (+73,61% à 16,84 euros), bénéficiant de cette annonce par Bolloré de son intention de racheter les 11% qu’il ne détient pas encore de sa filiale spécialisée dans le stockage d’électricité.
Essilor ne profitait pas (-0,18% à 112,55 euros) de l’annonce jeudi d’avancées dans son projet de rapprochement avec l’italien Luxottica, numéro un mondial des lunettes, avant un vote crucial des actionnaires d’Essilor le 11 mai prochain en assemblée générale.
Esker pâtissait (-1,46% à 47,10 euros) de la publication jeudi d’un résultat net en baisse pour l’année 2016 (-2%), malgré une progression de son chiffre d’affaires.
Groupe Gorgé baissait également (-0,28% à 21,45 euros) après que la société a annoncé avoir lancé le processus d’introduction en Bourse de sa filiale spécialisée dans l’impression 3D Prodways, une opération destinée à financer son développement.
Worldline profitait (+3,02% à 29,30 euros) du relèvement de sa recommandation à "neutre" par Natixis.
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