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La Bourse de Paris a terminé en forte baisse mardi (-2,40%), rattrapée par de nouvelles preuves du ralentissement économique chinois, dont l’impact sur la croissance mondiale inquiète les marchés.

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L’indice CAC 40 a perdu 111,79 points à 4.541,16 points, dans un volume d’échanges nourri de 4,5 milliards d’euros. La veille, il avait lâché 0,47%.
La volatilité a dominé sur le marché, qui a perdu plus de 3% dans la matinée avant de limiter la casse, puis de perdre à nouveau beaucoup de terrain, à l’image de Wall Street.
"On ne peut que constater que les marchés sont peu résistants face à des peurs qui sont à nouveau liées à la Chine", note Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale d’Oddo Securities.
Selon lui, "les marchés sont inquiets et raisonnent à très court terme", tout en connaissant une forte volatilité qui les fait alterner phases de baisse et de hausse.
La Chine était encore à l’origine de ce coup de froid, avec des indicateurs en berne.
L’activité manufacturière s’est nettement contractée en août, selon un indice gouvernemental tombé à son plus bas niveau depuis trois ans. Un indicateur PMIcalculé de façon indépendante par le cabinet Markit et publié par le groupe de presse Caixin dressait un tableau encore plus sombre.
Ces indicateurs nourrissent "les craintes que malgré les interventions de la banque centrale chinoise , il n’y ait pas grand-chose à faire pour éradiquer la tendance négative", note John Plassard, chez Mirabaud Securities.
Le marché n’a pas pu se rassurer avec les indicateurs publiées aux Etats-Unis et en zone euro.
L’indice d’activité dans le secteur manufacturier aux Etats-Unis a baissé en aout, selon l’indice ISM,alors que le indices PMI définitifs pour août en zone euro ont montré que la croissance de l’activité dans le secteur manufacturier s’est légèrement replié.
"Les récents chiffres, qu’il faudra toutefois mettre en lien avec les données des prochains mois, semblent confirmer l’idée d’une stagnation économique généralisée" à travers le monde, observe Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a d’ailleurs averti que la croissance mondiale cette année serait sans doute plus faible que prévu.
Parmi les valeurs, les entreprises exposées à la Chine ont souffert, à l’image de Valeo (-3,66% à 107,90 euros), ArcelorMittal (-2,81% à 6,74 euros), LVMH (-2,99% à 144,20 euros) et Kering (-5,56% à 144,25 euros).
Renault (-3,13% à 71,77 euros) et PSA Peugeot Citroën (-2,05% à 15,09 euros) ont réculé malgré un bond de 10% des ventes de voitures neuves en août en France.
Le secteur pétrolier a résisté, au lendemain d’une hausse des cours du brut. Total a perdu 0,97% à 40,41 euros et Technip 0,51% à 48,31 euros.
jbo/fpo/ide


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