
Bourse, marché actions : ces analystes professionnels reconnus par leurs pairs
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La Bourse de Paris a repris un peu de hauteur mercredi (+0,77%), rompant avec trois séances de baisse, portée principalement par le rebond du secteur bancaire.

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L’indice CAC 40 a pris 33,77 points à 4.432,45 points dans un volume d’échanges réduit de 2,4 milliards d’euros. La veille, le marché parisien avait lâché 0,21%.
La cote parisienne a ouvert dans levert et y est restée toute la journée, abordant avec davantage de sérénité les deux grandes thématiques de la semaine que sont la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et les déboires du géant bancaire allemand Deutsche Bank.
"Le rebond du jour est surtout d’ordre technique" après plusieurs séances de baisse, a expliqué Alexandre Baradez, un analyste de IG France.
"Mais la hausse s’explique aussi en partie du fait que le marché semble vouloir croire à un accord" du côté de l’Opep, a-t-il complété.
Une réunion informelle devait se tenir dans l’après-midi à Alger pour tenter de trouver un moyen de faire remonter le prix du baril, alors que de fortes divergences de vues, notamment entre l’Iran et l’Arabie saoudite, risquent toutefois de bloquer une entente.
"En l’absence d’accord à Alger, les marchés vont sans doute baisser", a estimé M. Baradez. Mais même si l’Opep est toujours très surveillé, "la clé actuellement pour les marchés reste le secteur bancaire en Europe".
Et sur ce point "la situation demeure fragile" au vu des inquiétudes qui entourent toujours Deutsche Bank malgré l’embellie du jour, a-t-il poursuivi. Car "pour l’instant il n’y a toujours pas de solutions officielles à l’horizon de nature à rassurer complètement les investisseurs, avec en plus toujours en toile de fond les difficultés des banques italiennes", a-t-il analysé.
Menacée par des amendes records aux Etats-Unis, Deutsche Bank a tenté mercredi de rassurer sur sa santé financière, rejetant, au diapason avec le gouvernement, les spéculations tenaces affirmant que le géant bancaire allemand a besoin d’un plan de sauvetage de l’Etat.
Le britannique John Cryan, aux commandes de la Deutsche Bank depuis l’été 2015, est monté en première ligne pour tenter d’enrayer la chute de l’action, tombée cette semaine à un niveau jamais atteint dans son histoire de 10,55 euros. Mercredi cette dernière a repris des couleurs, à l’instar de l’ensemble du secteur en Europe.
Sur le marché parisien, Société Générale a gagné 1,13% à 30,97 euros, Crédit Agricole 1,86% à 8,70 euros, BNP Paribas 0,95% à 45,62 euros et Axa (+0,78% à 18,79 euros).
Une grande partie des titres liés au pétrole sont aussi un peu remontés, à l’image de Total (+0,49% à 40,97 euros), Technip (+0,40% à 50,43 euros) ou Vallourec (+0,49% à 3,70 euros).
SoLocal a bondi (+11,59% à 2,82 euros), les investisseurs saluant l’annonce de la finalisation d’un accord qui devrait permettre au groupe d’en finir définitivement avec son endettement.
abx/fka/jpr


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