À la une

LIVRET DISTINGO BANK : Taux boosté de 4.50 % brut + 80 euros offerts
Voir conditions sur la page dédiée à cette offre.

En Savoir Plus
Rechercher

Prêter ses actions détenues sur PEA : des revenus complémentaires, sans contraintes fortes

Publié le , mis à jour le
© stock.adobe.com

Prêt de titres Bourse Direct

Vos titres restent disponibles : même lorsqu’une action est prêtée, l’investisseur conserve la possibilité de la vendre à tout moment. Dividendes, droits de vote et opérations sur titres sont également préservés selon les modalités prévues par Bourse Direct. Le gain est variable et non garanti : tous les titres ne sont pas forcément prêtés et la rémunération dépend de la demande. Point important, selon les conditions du dispositif, le client perçoit finalement 20 % de la rémunération brute générée par le prêt, le reste couvrant notamment les coûts du dispositif et la rémunération de Bourse Direct.

Bourse Direct étend le prêt de titres au PEA et PEA-PME : combien pouvez-vous gagner ?

À compter du 30 septembre 2026, Bourse Direct étend à ses clients détenteurs d’un PEA ou d’un PEA-PME son dispositif de droit d’utilisation des titres, jusqu’alors proposé sur le compte-titres ordinaire. Le principe est séduisant : vous détenez des actions pour le long terme, Bourse Direct peut temporairement les prêter à des intervenants qui en ont besoin et vous reverse une partie de la rémunération obtenue. Votre portefeuille peut ainsi générer un revenu supplémentaire sans que vous ayez à vendre vos titres. L’investisseur conserve par ailleurs la possibilité de vendre ses titres et le dispositif peut être désactivé. Derrière cette rémunération supplémentaire se cache toutefois un mécanisme qu’il convient de bien comprendre : tous les titres ne seront pas nécessairement prêtés, le rendement n’est absolument pas garanti et le prêt de titres introduit un risque de contrepartie supplémentaire.

Pourquoi quelqu’un veut-il emprunter vos actions ?

Le prêt de titres est une pratique courante sur les marchés financiers. Certains investisseurs institutionnels ou professionnels ont temporairement besoin d’emprunter une action qu’ils ne possèdent pas. L’une des utilisations les plus connues concerne la vente à découvert : un intervenant emprunte une action, la vend sur le marché dans l’espoir de pouvoir la racheter ultérieurement moins cher, puis la restitue. D’autres besoins peuvent être liés à des stratégies d’arbitrage ou au fonctionnement des marchés. L’emprunteur accepte alors de payer pour disposer temporairement du titre. Plus un titre est recherché et difficile à emprunter, plus son taux de prêt peut potentiellement être élevé. À l’inverse, une action très liquide et abondamment disponible peut ne rapporter que très peu, voire ne jamais être prêtée.

Bourse Direct ne vous promet pas que vos titres seront prêtés

C’est un point essentiel. Donner son consentement ne signifie pas que toutes les actions du portefeuille commenceront immédiatement à produire un rendement supplémentaire. Les conditions de Bourse Direct indiquent explicitement que le courtier reste libre de prêter ou non tout ou partie des titres concernés et peut mettre fin à une opération de prêt. Tout dépend donc de la demande des emprunteurs. Une action très recherchée pour des opérations de vente à découvert peut générer davantage d’intérêt qu’une grande capitalisation très liquide dont des millions de titres sont disponibles. Deux investisseurs possédant chacun un portefeuille de 100 000 euros peuvent ainsi percevoir des rémunérations très différentes.

Combien rapporte réellement le prêt de titres chez Bourse Direct ?

Il n’existe donc pas de taux de rendement annuel fixe à annoncer. La rémunération brute dépend du montant des titres effectivement prêtés, du taux négocié avec l’emprunteur et du nombre de jours pendant lesquels les titres sont prêtés. Le calcul est effectué quotidiennement, ligne par ligne. Mais un détail important apparaît dans les conditions de Bourse Direct : l’investisseur ne perçoit pas la totalité du prix payé par l’emprunteur. Le « coût prêt de titres » représente 60 % de la rémunération brute. Les 40 % restants constituent la rémunération nette, elle-même partagée pour moitié entre Bourse Direct et le client. Au final, le client reçoit donc 20 % de la rémunération brute initialement versée par l’emprunteur.

Quelle rémunération espérer ? C’est délicat. Rien n’est connu d’avance. Par ailleurs, il est évident que tous les titres ne seront pas empruntés par des professionnels de la finance. Ainsi, des portefeuilles de titres PEA-PME ne seront sans doute que peu sollicités, hormis opération de capitalisation. Bourse Direct fournit quelques exemples de rémunération de prêts de titres, mais il s’agit bien sûr que d’exemples. Il faut essayer ce service pour mesure les revenus générés.

Le montant de votre commission varie en fonction de l’offre et de la demande sur le marché. Il est possible que l’intégralité de vos titres soit prêtée comme aucun de vos titres. En échange du prêt de vos titres, Bourse Direct vous reverse une commission.

TitresQuantité CoursValorisationTaux clientRémunération annuelle brute
ACTION A 1000 10 € 10 000 € 0,5% 50 €
ACTION B 5000 3 € 15 000 € 5% 750 €
ACTION C 1000 25 € 25 000 € 0,25% 62,50 €

Ces montants indiqués sont annuels. Les investisseurs ne doivent donc pas espérer percevoir des revenus importants avec ce service de prêt de titres.

Un exemple pour comprendre le partage de la rémunération

Prenons un exemple purement théorique. Supposons que 20 000 euros d’actions détenues par un client soient prêtés et que cette opération génère sur une période donnée 200 euros de rémunération brute pour Bourse Direct. Le coût du prêt représente 60 %, soit 120 euros. Il reste donc 80 euros de rémunération nette. Celle-ci est ensuite partagée à 50/50 entre Bourse Direct et l’investisseur. Le client touche finalement 40 euros. Autrement dit, sur les 200 euros payés initialement au titre du prêt, 20 % reviennent effectivement à l’investisseur. Cette mécanique mérite d’être connue avant de raisonner en termes de « rendement du prêt de titres ».

Quel rendement peut-on espérer ?

Impossible d’avancer un rendement fiable pour un portefeuille sans connaître les titres qui seront effectivement empruntés, leur durée de prêt et surtout le taux négocié sur le marché. Il serait donc trompeur de présenter le prêt de titres comme un moyen d’ajouter automatiquement 1 %, 2 % ou davantage à la performance annuelle d’un PEA. Pour les actions très liquides et faciles à emprunter, la rémunération peut rester modeste. À l’inverse, certains titres faisant ponctuellement l’objet d’une forte demande peuvent se négocier à des taux de prêt beaucoup plus élevés. La rémunération doit plutôt être considérée comme un bonus variable associé à des actions que l’investisseur avait de toute façon l’intention de conserver, et non comme un rendement acquis à l’avance. Bourse Direct précise d’ailleurs que le taux applicable est celui négocié avec l’emprunteur et que la rémunération dépend du nombre de jours de prêt.

Le PEA rend le dispositif nettement plus intéressant

L’extension au PEA et au PEA-PME change l’échelle du dispositif pour les investisseurs particuliers. Le PEA est précisément une enveloppe souvent utilisée pour conserver des actions et ETF sur de longues périodes. Le plafond des versements du PEA atteint 150 000 euros et celui du PEA-PME 225 000 euros, avec un plafond global de 225 000 euros lorsque les deux enveloppes sont détenues simultanément. Un investisseur « buy and hold » peut donc détenir pendant plusieurs années un portefeuille conséquent qui, jusqu’à présent, restait en dehors du dispositif de prêt de titres proposé par Bourse Direct.

La rémunération des titres du PEA n’est toutefois pas versée sur le PEA

Voilà une subtilité importante. Les nouvelles conditions de Bourse Direct prévoient que la rémunération issue du prêt est créditée exclusivement sur un compte-titres ordinaire. Si un client possède uniquement un PEA, un PEA-PME ou un PEA Jeunes et qu’une rémunération lui est due au titre des titres prêtés, Bourse Direct prévoit l’ouverture sans frais d’un compte-titres ordinaire destiné à recevoir cette rémunération. Le versement intervient mensuellement, dans les cinq jours ouvrés suivant l’encaissement effectif de la rémunération correspondante par Bourse Direct. Ce point a notamment son importance pour le traitement fiscal de cette rémunération et mérite d’être intégré à l’analyse avant d’activer le service.

Puis-je vendre une action alors qu’elle est prêtée ?

Oui. C’est précisément l’un des intérêts du dispositif proposé. L’investisseur n’a pas à attendre le retour de ses titres pour passer un ordre de vente. Les conditions prévoient que Bourse Direct met immédiatement fin à l’opération de prêt lorsque le client donne instruction de vendre ou de transférer les titres concernés. De même, en cas d’opération sur titres, Bourse Direct prévoit leur restitution afin de préserver les droits du client. Le prêt ne transforme donc pas un titre liquide en placement bloqué.

Dividendes, droits de vote et opérations sur titres restent préservés

Bourse Direct indique que ses clients continuent à percevoir leurs dividendes, peuvent exercer leurs droits de vote et participer aux opérations sur titres. Ses conditions prévoient notamment l’exclusion temporaire des titres concernés des opérations de prêt lorsqu’une opération sur titres doit intervenir, ou leur rappel lorsqu’ils ont déjà été prêtés. C’est une différence importante avec l’image que l’on peut spontanément avoir du prêt de titres : du point de vue de la gestion quotidienne de son portefeuille, le client doit pouvoir continuer à utiliser ses titres comme auparavant.

Le prêt de titres n’est pas sans risque

La rémunération supplémentaire n’est évidemment pas gratuite économiquement. Elle rémunère notamment un risque de contrepartie. Bourse Direct mentionne explicitement le risque de défaut de l’emprunteur. Pour limiter ce risque, chaque opération fait l’objet d’une garantie représentant 105 % de la valeur des titres prêtés. Cette garantie est recalculée quotidiennement et réajustée si nécessaire. Les actifs acceptés en garantie sont, selon les conditions publiées par Bourse Direct, des obligations nationales et supranationales répondant à une notation minimale définie par le courtier. Le dépositaire de cette garantie est The Bank of New York Mellon SA/NV. Une garantie à 105 % réduit le risque mais ne signifie pas qu’il disparaît : les conditions de Bourse Direct rappellent elles-mêmes l’existence des risques inhérents au dispositif.

L’investisseur ne choisit pas à qui ses actions sont prêtées

En activant le droit d’utilisation, le client autorise Bourse Direct à conclure pour son propre compte des opérations avec un ou plusieurs emprunteurs sélectionnés par le courtier. Ce n’est donc pas l’investisseur qui choisit l’emprunteur, le taux auquel ses actions seront proposées ou la durée du prêt. Bourse Direct conserve la maîtrise de ces opérations. C’est en échange de cette délégation complète que le fonctionnement reste quasiment transparent pour le détenteur du portefeuille.

Peut-on désactiver le prêt de titres ?

Oui. Le consentement est réversible. Bourse Direct indique que le client peut retirer à tout moment son autorisation depuis son profil dans l’espace client. Le courtier précise également que le client dispose d’un suivi des titres effectivement prêtés et de la rémunération associée. Les conditions prévoient une information quotidienne sur les lignes prêtées, avec leur code ISIN et la quantité concernée, ainsi qu’un relevé mensuel du montant de rémunération revenant au client.

À qui le prêt de titres peut-il être particulièrement intéressant ?

Le dispositif prend surtout du sens pour l’investisseur de long terme qui conserve des actions pendant plusieurs années. Puisqu’il n’avait de toute façon pas l’intention de vendre ces titres, leur mise à disposition peut permettre de générer quelques revenus supplémentaires sans modifier son allocation. L’intérêt potentiel devient plus important encore si certaines lignes du portefeuille font régulièrement l’objet d’une forte demande d’emprunt. À l’inverse, pour un portefeuille composé essentiellement de titres très liquides et peu recherchés par les emprunteurs, le gain peut rester anecdotique. Le véritable intérêt ne pourra donc être apprécié qu’après plusieurs mois, en comparant la rémunération réellement encaissée avec la valeur moyenne des titres effectivement prêtés.

Une rémunération supplémentaire, mais certainement pas de l’argent gratuit

L’arrivée du prêt de titres sur les PEA et PEA-PME de Bourse Direct constitue une évolution intéressante pour les investisseurs qui conservent leurs positions sur le long terme. Elle permet de faire travailler des titres qui, jusqu’alors, restaient simplement en portefeuille en attendant dividendes et éventuelles plus-values. Mais il faut garder le mécanisme à sa juste place. Bourse Direct ne garantit ni qu’un titre sera prêté, ni la durée du prêt, ni le taux obtenu. Surtout, le client ne perçoit, selon les conditions actuellement publiées, que 20 % de la rémunération brute générée par l’opération. Pour savoir si le dispositif constitue réellement un bonus significatif, il faudra donc regarder non pas les taux théoriques du marché du prêt de titres, mais les euros effectivement crédités chaque mois sur le compte-titres de l’investisseur.

💬 Espace d'échange

0

Soyez le premier à réagir ou poser une question sur cet article !

Laisser un commentaire

Ton message n'apparaîtra qu'après avoir été validé par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
Ce champ n'accepte pas les liens externes au site Tendance Bourse 2026 (hormis vers des sites officiels).