
Bourse, marché actions : ces analystes professionnels reconnus par leurs pairs
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Par égard pour l’Angleterre, devenue à nouveau le centre du monde le temps d’un mariage, nous avons emprunté très brièvement la langue de Shakespeare...

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Par égard pour l’Angleterre, devenue à nouveau le centre du monde le temps d’un mariage, nous avons emprunté très brièvement la langue de Shakespeare. Selon l’adage, les marchés actions seraient moins bien orientés entre mai et septembre qu’entre octobre et avril. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Après le cataclysme japonais, les marchés financiers se sont redressés et ont poursuivi le mouvement de hausse au mois d’avril, ignorant les tensions diverses. Aux Etats-Unis, malgré une menace sur la notation des emprunts d’Etat et une révision à la baisse de la croissance économique en 2011, les indices actions sont proches de leurs plus hauts niveaux de 3 ans. En Europe, les rumeurs récurrentes de restructuration de la dette grecque et l’appel à l’aide du Portugal n’ont pas échaudé les détenteurs d’euro et d’actions. Enfin, la hausse du [a[pétrole]a] et les chiffres d’[a[inflation]a] élevés dans le Monde, n’ont pas entraîné non plus de rechute des Bourses, notamment dans les pays émergents pourtant les plus vulnérables.
La confiance des investisseurs est très élevée. Elle se nourrit de plusieurs facteurs. De bons résultats trimestriels ont été publiés par les entreprises notamment aux Etats-Unis et, avec un petit décalage, en Europe. Partout, les actions sont peu chères. Les prévisions de hausse des résultats restent favorables. La croyance dans un « atterrissage en douceur » réussi de la croissance des pays émergents, incite aussi les investisseurs anglo-saxons à revenir acheter des actions. La politique monétaire expansionniste et très accommodante de la FED a été réaffirmée, contrairement à celle de la BCE. Les excédents de liquidités continuent à s’investir et à augmenter la valeur des actifs.
Les déséquilibres persistent. A nouveau, le dollar s’est déprécié et l’euro s’est apprécié, avec en parallèle, une hausse classique des matières premières et de l’Or. Nul ne sait vraiment quand les pays émergents arriveront à juguler les risques de surchauffe et l’[a[inflation]a]. Cela peut venir ternir les perspectives de croissance et contrarier les niveaux de valorisation des actions, de manière temporaire.
C’est pourquoi nous n’attendons pas de marché baissier d’ici à la fin de l’année. Il nous semble que les efforts des pays émergents contre la surchauffe et l’[a[inflation]a] vont dans le bons sens. La crise des dettes souveraines ne sera pas résolue avant longtemps mais les Européens donnent l’impression de mieux la maîtriser. Enfin, la FED ne durcira pas sa politique monétaire tant que le redressement du marché de l’emploi ne sera pas stabilisé. Nous conservons donc nos objectifs de hausse annuelle des indices actions d’environ 10% à fin 2011.
Mais à court terme, dès que la période des publications des résultats sera terminée, le retour des incertitudes devrait bloquer la hausse des marchés et pourrait provoquer une nouvelle consolidation. Inflation et crainte d’un ralentissement des pays émergents pourraient en être les catalyseurs. Alors, nous allégerons les portefeuilles au mois de mai, de manière opportuniste…
Nous conseillons de réduire progressivement au cours du mois le poids des actions et de prendre des bénéfices dans les secteurs et sur les valeurs qui pourraient être à nouveau vulnérables (luxe, produits de base, chimie, automobile, actions allemandes ou nordiques, pays émergents)
Indépendamment de cette stratégie, nous avons constaté des évolutions dans les tendances sectorielles qui nous amènent aux changements suivants. Nous réduisons la note à court terme (=) des secteurs Media et Télécommunications. Nous relevons à (=) celles de la Distribution et des Biens de Consommation non cycliques. Nous relevons les notes à moyen terme à (+) des secteurs Santé, Biens et Services Industriels, Construction & Matériaux, Alimentation & Boissons. Nous suggérons d’attendre des replis pour investir dans ces secteurs.
Parmi les produits défensifs, nous privilégions toujours les obligations privées convertibles ou à haut rendement et les fonds diversifiés ou flexibles. Nous constatons un redressement des obligations émergentes.


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